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Cancer de la prostate Version imprimable Convertir en PDF

Le cancer de la prostate en chiffres

Avec 620.000 nouveaux cas dans le monde en 2006, le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l'homme et représente la seconde cause de décès par cancer. Aux Etats-Unis, 235.000 nouveaux cas ont été diagnostiqués en 2006 dont environ 13% à un stade disséminé  et 29.000 décès ont été enregistrés. On estime que 16% des hommes naissant actuellement aux USA (soit un homme sur 6) se verront révéler un cancer de la prostate au cours de leur vie et que 3% en décéderont.

 
Le Cancer de la Prostate en France

Cancer le plus fréquent chez l'homme de plus de 50 ans
40 000 nouveaux cas en 2005 (25 % des nouveaux cas de cancers masculins)
Un français sur 8 se voit révéler un cancer de la prostate au cours de sa vie
Cancer du sujet âgé, très rare avant 50 ans
Deuxième cause de décès par cancer chez l’homme
9 000 décès par cancer de prostate en 2005 (10 % des décès par cancer chez l’homme)
L’incidence du cancer de la prostate augmente chaque année

 



Classification et pronostic

Le pronostic du cancer de la prostate va dépendre du volume de la tumeur et de son stade d'extension (TNM), mais aussi de son agressivité déterminée par le Score de Gleason.

 Score de Gleason
En 1966 Gleason définit 5 aspects histologiques différents, gradés  de 1 à 5, allant de la forme la plus différenciée à la forme la moins bien différenciée. L'intérêt de ce score est qu'il tient compte de l'hétérogénéité de la tumeur. Il est la somme des 2 contingents cellulaires malins prédominants (par exemple, un contingent de cellules de Gleason 3 avec un contingent plus indifférencié de Gleason 4 donnera un score de 3+4=7).



Traitement du cancer de la prostate

Quand le cancer est diagnostiqué à un stade localisé (T1-T2), un traitement potentiellement curatif peut être appliqué. La prostatectomie radicale est le traitement habituel. Les radiations peuvent être utilisées à la place ou après la chirurgie. L’hormonothérapie est utilisée chez les patients dont le cancer s'étend au-delà des limites de la prostate, ou a récidivé après un traitement initial. L'objectif du traitement dit "hormonal" est de s'opposer à l'action des hormones mâles (androgènes) qui stimulent la prostate, soit par castration chirurgicale, soit par l'administration d'agonistes de la LH-RH, soit par le recours à un anti-androgène. L’hormonothérapie  est efficace dans 80 % des cas, mais elle bloque la prolifération du cancer sans le guérir. Cependant, l’hormonothérapie n'a qu'un effet transitoire, d'une durée variable.

 LH-RH (luteinising hormone - releasing hormone ou gonadoréline)
C’est une protéine, produite par l'hypothalamus, glande située à la base du cerveau, qui stimule la production, par l'hypophyse, d'hormone lutéotrope (lh) qui, à son tour, stimule les testicules et ainsi la synthèse d’hormones mâles (androgènes)


Cancer de la prostate hormono-résistant

Un certain nombre de cancers prostatiques deviennent capables de croître avec très peu ou pas d'hormones mâles. Cette étape est appelée "phase d'échappement hormonal" caractérisée par la reprise évolutive de la maladie sous hormonothérapie. Elle survient dans un délai de 18 à 36 mois après le début de l’hormonothérapie. Le cancer est qualifié d’hormono-résistant.

Echappement hormonal Cancer de la Prostate


Traitement du cancer de la prostate hormono-résistant

Le cancer de la prostate hormono-résistant est une maladie pour laquelle les options thérapeutiques se résument actuellement à un traitement chimiothérapeutique. Le rôle de la chimiothérapie au stade d’hormono-résistance est resté longtemps confidentiel jusqu’à la publication des résultats de deux grandes études internationales qui ont montré, pour la première fois, une augmentation de la survie globale dans le groupe de patients traités par une chimiothérapie associant Taxotere® et de la prednisone. Depuis la publication de ces deux études, le Taxotere® est le traitement de référence du cancer de la prostate hormono-résistant et a obtenu une autorisation de mise sur le marché (AMM) en Europe et aux USA dans cette indication à la dose de 75 mg/m2 tous les 21 jours en association avec de la prednisone à la dose de 5mg matin et soir.

De nombreux produits sont en cours d’expérimentation en association avec le Taxotere®, dont l’inécalcitol avec l’espoir de faire progresser la survie de ces patients.

 

Hybrigenics démarre l’étude de phase 2, Inecalcitol-CT2 , dans le cancer de la prostate hormono-résistant.

Le premier patient a été traité en France le 7 novembre 2007 à l’Hôpital Européen Georges Pompidou à Paris.
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